Vincent en Arles

Dès son retour des Saintes, il constate des changements importants : “on voit avec un œil plus japonais, on sent autrement la couleur”...
Après un long cheminement, il accepte enfin de s’éloigner de la représentation naturaliste et d’assumer sa subjectivité en “outrant davanta
ge la couleur".

Un tableau, La Rue aux Saintes, qu’il réalise en Arles, est en quelque sorte le manifeste de sa nouvelle peinture.
Pour la première fois, sur une même toile, il oppose le triple contraste des complémentaires (violet, vert, orangé) à la monochromie d’un ciel jaune et d’un sol rose.

A la délicatesse des Impressionnistes, il ne craint plus désormais d’opposer la violence des couleurs vives.
Bleus et jaunes de chrome envahissent ses toiles, donnant naissance à ses chefs d'œuvre : nuits étoilées, jardins, tournesols...

Ce bonheur durera encore quelques mois jusqu'à l'arrivée de Gauguin...

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