Exposition des oeuvres d'ESTEBAN
Esteban Martorell, visible sous le ciel des Saintes
Pour la première fois, à l’occasion de son exposition d’octobre, le peintre Esteban Martorell présentera au Musée Baroncelli, « A l’origine du nom » un triptyque peint en 2010
C’est après avoir vu les Nymphéas de Claude Monet au musée de l’Orangerie et découvert dans les sous-sols, la collection Walter Guillaume et plus particulièrement après avoir vu "L'Étreinte" de Pablo Picasso, qu’allait se mettre en place un processus artistique nous confie Esteban.
Figé, statufié durant de longues minutes devant la délicatesse et la force de ce tableau - sans en connaître véritablement la raison - car à ce moment-là, la raison n’y avait pas sa place ! C'est quelques temps après, comme un trait-d’union que me revenait à l'esprit l’acte de naissance de mon père. Sur l'extrait d'acte de naissance le patronyme ESTEBAN était barré, rayé et le nom de MARTORELL y avait été discrètement posé.
Les mots ajoutés sur l’acte, comme « Reconnu en vue de la légitimation par Salvador Martorell, le 23 février 1944" le questionnaient enfant. De même, la mention "Légitimé par jugement du tribunal de Nîmes en date du 20 mars 1944, transcrit le 7 avril 1944" lui était totalement étrangère.
Bien plus tard, un membre de la famille l’a éclairé et il s’agissait alors de donner sens à tout cela.
De l’union de ces deux êtres est né mon nom d’artiste
En partant de cet extrait de naissance et en m’inspirant du tableau de Picasso et je ne sais par quelle intuition je m’aventurai à peindre ce triptyque. Par un jeu de pure symétrie il s’agissait, en premier lieu, de rendre hommage à ma grand-mère paternelle (que je n'ai pas connue.)
C’est alors que se signait une première toile, en avril 2010, sous le patronyme de ma grand-mère, Esteban. Quelques mois plus tard en octobre une seconde toile voyait le jour, signait du nom de mon grand-père, Martorell. Et enfin, je finalisais le triptyque et portais sur la toile les noms Esteban-Martorell qui deviendra mon nom d’artiste.
Dans la démarche du peintre il s’agissait de dévoiler un secret de famille mais également de réhabiliter le nom porté par son père jusqu’à l’âge de ses 6 ans, et rendre ainsi hommage à cette femme qu’était sa grand-mère.
Lorsque j’ai vu « L’Étreinte » de Picasso pour la première fois poursuit Esteban je ne me suis pas rendu compte de la portée et de la force symbolique de ce tableau. La femme était enceinte et cela m’avait échappé. Mais bien au-delà, le choix du tableau de l’affiche, où descendent les grandes Châsses (ces deux coffres unis et soudés entre eux) au cœur du sanctuaire des Saintes-Maries-de-la-Mer, à l’intérieur desquels se trouvent, les reliques de Marie Jacobé et de Marie Salomé ne me laisse pas indifférents, apportent un lien et me donnent beaucoup d’espoir sans que je ne sache dire pourquoi.
Samedi 18 et dimanche 19 octobre, se déroulera le pèlerinage des Provençaux et de l’Occitanie.
Lors de ce pèlerinage j’aurai une pensée positive toute particulière pour mon père, pour mon frère, pour mes aïeux, mes proches et pour toutes celles et ceux qui dans ce monde traversent des moments difficiles, conclut Esteban.
L’exposition est libre d’accès.
Visible au Musée Baroncelli aux Saintes-Maries-de-la-Mer, en présence de l’artiste du 16 au 31 octobre 2025, de 9 h à 12 h 30 et de 15 h 00 à 19 h 30.
www.estebanmartorell.fr
Moyens de communication
- Téléphone : 04 90 97 87 60
- Mél : relaisculturel@saintesmaries.com
Types
- Culture
Thèmes
- Peinture
Catégories
- Exposition
Dates de la manifestation
Du 16/10 au 31/10/2025 tous les jours.
Tarifs
Accès libre.
Langues parlées
Types
- Culture
Thèmes
- Peinture
Catégories
- Exposition